L’Institut des comptes nationaux (ICN) a publié ce 14 octobre 2026 les comptes nationaux annuels détaillés pour l'année 2025. La croissance économique s'est établie à 0,9 %, un rythme similaire à celui de l'année précédente. La valeur ajoutée a diminué dans plusieurs secteurs comme la production d’énergie, l’Horeca et les services culturels. L'industrie a reculé, mais moins fortement qu'en 2024, grâce notamment à la reprise des industries alimentaire, métallurgique, chimique et pharmaceutique. Les services spécialisés, scientifiques et techniques, les soins de santé et les services publics ont soutenu l'activité, tout comme la construction, portée par le segment non-résidentiel et le génie civil.
La création d’emplois est restée faible, avec une progression de 0,4 % représentant 21 400 emplois supplémentaires. Plus de deux tiers de ces créations sont imputables aux indépendants (+1,6 %), tandis que l'emploi salarié n'a progressé que de 0,2 %. Le volume total de travail est resté stable, entraînant une nouvelle réduction du temps de travail moyen par personne.
La consommation des ménages, en hausse de 1,4 %, a contribué pour près de la moitié à la croissance économique. Cette progression a été soutenue par les dépenses en services financiers, d’assurance et liés au logement, ainsi que par les achats d’habillement, dont une part croissante via le commerce électronique. Les dépenses en tabac, boissons alcoolisées et restauration ont diminué, en partie à cause du renchérissement des prix. La consommation publique a augmenté de 2,2 %, influencée par les rémunérations des fonctionnaires et les soins de santé.
Les investissements ont enregistré une croissance nulle en 2025, malgré des dynamiques contrastées. Les investissements des entreprises ont augmenté de 1,4 %, portés par la digitalisation et des projets immobiliers et bancaires. Les investissements publics ont progressé de 2,4 %, tirés par des projets d’infrastructure et le secteur de la défense. En revanche, les investissements en logements des ménages ont reculé de 6,7 %, affectés par la baisse des permis de bâtir et la hausse des taux d’intérêt.
Le commerce extérieur a pesé sur l'activité, avec des exportations de biens et services stagnantes (-0,1 %) et des importations en légère hausse (0,4 %). Les exportations nettes ont contribué négativement à la croissance (-0,4 point de pourcentage). La dégradation du solde extérieur découle du commerce de marchandises, notamment des produits énergétiques. Les échanges de services ont progressé de 1,5 %, portés par les services financiers et les redevances.
Les finances publiques se sont dégradées, le déficit budgétaire atteignant 5,2 % du PIB, contre 4,4 % en 2024. Les dépenses primaires ont augmenté, portant leur ratio à 52,2 % du PIB. Les charges d’intérêts ont également augmenté. Le ratio des recettes s’est contracté à 49,2 % du PIB, notamment en raison de la baisse de l’impôt des sociétés. La dette publique s’est établie à 108,1 % du PIB, en hausse d’environ 4 points de pourcentage.




